Description de l'omme

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Description de l’omme est une encyclopédie médiévale écrite au vingt-deuxième siècle, par un papillon, ou une grenouille. Anatomie, sang, passions, parole, organisation sociale, religion, moyens de production et de reproduction, sexe(s), monnaie, arts, hunivers, tout y passe, et en revue. Tout est tenu dans le désordre lacunaire du monde.

Et tout s’explique : il y a des boules, et il y a des trous.

Voir le site des éditions Verticales >

ISBN 978-2-07-012302-5

 

Description de l'omme a fait l'objet deux créations : l'une sous le titre éponyme à la Chartreuse - Centre national des écritures du spectacle à Villeneuve-lez-Avignon en 2004 et l'autre, intitulé, De l'omme créé au Théâtre National de Chaillot en 2006. Ce texte est aussi l'un des supports privilégiés avec lequel Jacques Rebotier conçoit et réalise des performances thématiques, in situ, souvent participative.

 

Extrait (français)  

Corps. Sac, pot, membres. Ouvertures. Consistance, odeurs, goûts, couleurs.

1.1
L’omme est un animal constitué d’un gros sac, surmonté d’une boule, appelée pot. Des coins du sac sortent des excroissances allongées, quatre, qui pendent généralement vers le bas.

1.2
Dans le sac est enroulé un tuyau, que l’omme utilise pour badigeonner le monde de diverses matières verbales et fécales.

1.3
Le pot est pourvu d’ouvertures, marchant par paires, 2 + 2 + 2, plus une = 7.
L’ouverture solitaire est située en bas du pot. Elle est appelée “louche”, ou “trou-du-pot”.

1.4
Observation. 
Le sac et le pot peuvent ne peuvent pas être séparés.

1.5
Consistance.
Le sac est mou-mou, le pot est dur-dur.

1.5.1
Le fond du sac est pourvu d’un trou, ce qui permet de le vider.

1.6
Les quatre excroissances allongées sont prolongées d’autres excroissances allongées, mais plus petites, au nombre de cinq. Qui font 20. Vingt. 

1.7.
Précisions consistance.
Le sac est majoritairement mou, mais dur en certaines parties. A l’inverse le pot est majoritairement dur, mou en certaines parties. Dont acte.

1.8
On peut parfois apercevoir, au bas du sac, un doigt 21, mou-mou-mou, et appelé pour cette raison tristouquète.

1.9
Observation.
Plus un pot est dur, plus on a de mal à le casser.

1.10
Les ouvertures naturelles du pot sont toutes situés vers l’avant, et marchent par paires, 2 + 2 + 2, plus une = 7.
2 côté-côté + 2 côté-centre + 2 centre-côté, et une plein centre, inférieure = louche = trou-du-pot = 7. 
Sept.

1.11
Le doigt numéro 21 peut, sous certaines conditions, devenir dur-dur-dur. Il peut alors s’introduire dans différents orifices, ce dont il ne se prive d’ailleurs pas.

1.12
Un long tuyau est enroulé dans le sac, dont une extrémité se situe en bas du sac et l’autre en bas du pot. On les appelle “trou-du-sac” et “trou-du-pot”.

1.12.1
Trou-du-pot permet de remplir le pot, puis le sac. 

1.13
Consistance et hygrométrie.
Le corps de l’omme est principalement sec-sec, du moins à l’extérieur. Les régions les plus humides sont concentrées aux deux extrémités du tuyau.

1.13.1
La raison semble en être qu’elles sont en communication avec l’intérieur du sac, qui, lui, est humide de bout en bout.

1.14
Règle.
Pour observer ce qu’il y a à l’intérieur d’un pot, il faut le casser (dur sur dur). Pour observer ce qu’il y a à l’intérieur d’un sac il faut le crever, et /ou le couper (dur sur mou).
1.15

Outre le tuyau, le sac mou-mou contient un certain nombre d’autres sacs, baignant dans cinq litres et demie d’un liquide rouge sang, que l’on peut voir s’écouler lorsqu’on crève le sac.

1.16
L’outil le plus approprié à l’ouverture du pot est un artau. L’outil le plus approprié à l’ouverture du sac est un outau. Ceci est un conseil. 

1.17
La boule numéro 1, ou pot, contient différentes matières molles, grises, blanches et roses.

1.18
Des goûts et des odeurs. 
Les odeurs sont concentrées :

1.18.1
aux intersections des excroissances allongées et du sac

1.18.2
aux trous.

1.19
Précisions odeurs.
Les trois trous du pot qui vont par paires ne sentent rien. Les trous qui vont par un puent tous (quoique chacun à sa façon).

1.20
Précisions-précisions odeurs trous uniques.

1.20.1
La région trou-du-sac produit une odeur mauvaise. Pourtant celui qui la porte ne semble pas s’en apercevoir, et il parait même s’en réjouir. (Paradoxe dit “de 
l’odoriphore”: la sienne propre le transporte, celle des autres lui répugne.)

1.20.2
Explication.
De même que l’omme ne peut pas se voir, il ne peut pas se sentir.

1.20.3
Objection. S’il ne sent pas, pourquoi dès lors se délecterait-il ?

1.20.4
Réponse. Ce n’est donc pas sans doute de son odeur qu’il jouit, mais de l’effet qu’il lui voit produire sur autrui. 

1.20.4.1
De même les enfants aiment à faire s’envoler les pigeons.

1.21
Des trous.
Les trois trous-doubles du pot servent à sentir :

1.21.1 
centre-centre : les odeurs 

1.21.2 
centre-côté : les images

1.21.3
côté-côté : les sons.

1.22
Tous les trous ont du goût. Les trois trous-doubles ont ainsi un goût :

1.22.1 
trou-d’air : sucré

1.22.2 
trou des images : salé

1.22.3
trou-du-son : amer.

1.23
Les odeurs sont sucrées, les images sont salées, les sons – et en particulier les paroles – sont amères.

1.24
Les trous uniques servent à sentir :

1.24.1
trou-du-pot : les saveurs

1.24.2
trou-du-sac : les pensées [voir 5.26]

1.24.3
trou-du-trou: les sentiments.

1.25
Lorsqu’on applique son goût à quelque chose qui ne vous revient pas, on éprouve du dégoût. 

1.26
Le dégoût est un regret immédiat d’avoir goûté. Il s’exprime par un recul de tout ce qu’il est possible de reculer dans le corps.

1.27
Des trous et des couleurs.
Les trous n’ont pas de couleur.

1.28
On peut en revanche observer des couleurs aux matières contenues dans les trous. 

1.29
L’enveloppe de l’omme est noire, bistre, beige, voire blanc, selon variété. 
Tous les intérieurs tirent vers le rose.

1.30
Des plantes poussent sur le corps de l’omme : au-dessus du pot, parfois sur le bas du pot, au-dessus des œils, aux intersections des excroissances allongées et du sac.

1.31
Remarque finale sur les orifices et leurs odeurs.
Il existe encore, au centre de l’omme (et au centre du sac), un trou qui a dû être bouché, voir Naissance. Ceci n’est pas un trou. 
C’est pourquoi il ne sent rien et il ne sent rien.

1.32
Le nombril est le trou-zéro du corps.

 

Extract (English)

Anatomy

The uman is an animal made of a big sac, surmounted by a bowl, called pot.

A cable is winded in the sac being used by the uman to paint the world in some various verbal and fecal matter.

From the corners of the sac exit elongated excrescences, four, which usually hang down.

Notice.
The sac and the pot can can’t be apart.

The bottom of the sac is equipped with an orifice for evacuation.

The pot is equipped with openings, that works by pairs, 2+2, plus one = 7.
The sole opening is located at the bottom of the pot. We call it “outh” or “pot-hole”.

Consistency.
The sac is soft-soft, the pot is tough-tough.

Other elongated excrescences prolong the four elongated excrescences, but smaller, there are 5 of them. It equals 20. 20. Don’t act.

Sometimes we can see, at the bottom of the sac, finger number 21, soft-soft-soft, called for this reason diddledididdledo.

Finger number 21 can get, under certain conditions, tough-tough-tough. Then it can get inside various sac-orifices, which it does not spare by the way.

(…)

Holes and colors.
Holes don’t have color.

But we can observe colors inside the matter held in the holes.

In the pot enters the largest diversity of color.
Out of the sac-orifices exit only two (except accident) : mostly brown; biz’, peeish yellow. Where did the white and the green of the peas, the red of the meat, of the pepper go?

The exiting colors are on the contrary of a great stability.

The uman envelope is black, swarthy, beige, white indeed, depending on species. All interiors verging on pink.

Only the eye is capable to endow with every color, till it is in it that all the colors go.

(…)
Tastes and scents.
Scents are concentrated.
Scents are concentrated:

At the intersections of the elongated excrescences and the sac.

At the orifices.

(…)

Precise details on scents.
The three pot-holes that go by pairs smell nothing. The unique holes all stink (although each one in its own way).

Precise – precisions on scents of the unique holes.

The pot-hole area produces a bad smell. Although the one who carries it does not seem to notice, and he even looks like he is delighted by it. ( Paradox called “of the odoriphore”. His own smells carries him away, the one of the others loathes him.)

We can then get to this conclusion that it is not from his own smell that he comes, but from the effect it produces on others. (Indeed children enjoy making pigeons fly away.)

(…)

Holes.
The three double pot-holes enable to scent, 1/ (center-center): odors, 2/ (center-side): images, 3/ (side-side): sounds.

Every hole has a taste. Then the three double pot-holes have a taste 1/ the hole of air: sweet, 2/ the hole of pictures: salty, 3/ the hole of sound: bitter.
Odors are sweet, images are salty, sounds – and most of all speeches – are bitter.

The unique holes enable to scent 1/pot-hole: tastes, 2/ sac-orifice: thoughts .

(…)

 

Extrakt (Deutsh)

Kapitel 29

29.
Gesellschaftliche Organisation, Plutokratie, Lotterie

29.1.
Um ihre schöne Gesellschaft zu organisieren, setzen die Menshen auf die Lotterie. Der Mensh ist das einzige Tier dessen Gesellschaft vom Lotto abhängt. Ist das nicht wunderbar?

29.2.
Organisieren Kröten Lotterien? Nein. Kröten organisieren Rave-Parties. Kröten machen ihr Leben lieber von Dingen abhängig wie dem Feuchtigkeitsgrad der Tümpel und der Essqualität von Stechmücken, was noch blöder ist. Verreckt doch, ihr Kröten!
Sollen die Kröten doch Lottobörse spielen.

29.3.
Der Mensh hat verschiedene Lottorien erfunden und sie mit blumigen Namen bedacht. Die wichtigsten Lottonyme : Down Jones, Nass Dachs, Kack 40, Nick-Fick Ei…

29.4.
Der Mensh ist ein verspieltes Tier.

29.5.
Haben Orchideen denn einen Sinn fürs Spiel? Ganz und gar nicht. Orchideen spielen nie. Orchideen sind Mauerblümchen. Fickt die Orchideen! Fickt die Renetten!

29.6.
Die Lottoerie basiert auf Kugeln. Bunt und laut kreisen die Kugeln.

29.7.
Die Organisation der menshlichen Gesellschaft basiert auch auf kugelförmigen Gestalten. Es gibt insgesamt drei kugelrunde Kreise oder Sphären: die politische Sphäre (oder der politische Kreis), die wirtschaftliche Sphäre (oder der wirtschaftliche Kreis) oder die finanzielle Sphäre (oder der finanzielle Kreis).

29.8.
Grundregel.

29.8.1
Theorie. Die finanzielle Sphäre hängt von der wirtschaftlichen Sphäre ab, und die wirtschaftliche Sphäre hängt von der politischen Sphäre ab. Die Menchen entwickeln die politische Sphäre.

29.9.
Praxis. Die Politik hängt von der Wirtschaft ab, die Wirtschaft hängt von dem Finanzwesen ab, und das Finanzwesen hängt vom Lotto ab. Einige wenige nur führen die Kasse.

23.10.
Der Mensh ist ein verspieltes Tier, das hat man ihnen ja schon gesagt.
Noch eine Theorie. Die finanzielle Sphäre hängt von der wirtschaftlichen Sphäre ab, und die wirtschaftliche Sphäre hängt von der politischen Sphäre ab. Und die politische Sphäre hängt durch (relativistische Theorie).

29.11.
Es ist wirklich schwierig auf kreisförmigen Gestalten zu setzen, deren Schwäche bekannterweise der Wankelmut ist. Die wirtschaftliche Sphäre wirft manchmal Luftblasen.

29.12.
Alle spielen Lotto, bei vollem Bewusstsein, oder eben bewusstlos.
Und die nicht wissen, dass sie spielen, gewinnen nie.

29.13.
Die, die wissen, dass sie spielen, gewinnen manchmal. Und die, die wissen, was die anderen spielen, gewinnen garantiert immer.

29.14.
Lotto-Casino, Regeln

29.14.1.
Regel N°1. Keiner kennt die Regeln.

29.14.2.
Regel N°2. Jeder ahnt, dass der andere die Regeln kennt.
Irgendjemand muss die Regeln ja kennen.

29.15.
Der stattliche Croupiers bringt erst das Roulett, dann das Kügelchen zum kreisen. Die Kasse dreht sich immer wieder um ihre eigene Achse. Das Kügelchen kommt zum Stillstand.

29.16.
Irgendwelche Regeln muss es doch geben!

29.17.
An der Börse gibt es Schafe. Er kauft, also kaufe ich auch. Er verkauft, also verkaufe ich auch. Die Schafe sind weiß, selten schwarz. (Siehe den Brunetto Latini Versuch, S.)
Regeln gibt es schon allein deshalb, weil man denkt, dass es sie gibt. Regeln entstehen allein durch die Tatsache, dass man sich nicht vorstellen kann, dass es keine gibt (Die Grundlage des Glaubens).

29.18.
Regeln entstehen durch ihre Abwesenheit.

29.19.
Schwärme von Fischen oder Schafen, Scharen von Staren…

29.20.
Der Croupier kennt die Regeln auch nicht. Aber er hat alles im Griff und die Kasse klingelt. Viele glauben also, dass er die Regeln kennt.

29.21.
Der Croupier ist unser Hirte.

29.22.
Je weniger es an Regeln gibt, umso mehr spricht man über Regulierung.

29.23.
Es gibt keine Regeln.

29. 24.
Andererseits gibt es aber wechselnde Tendenzen. Ebbe und Flut, reizende Gezeiten, Ebbstrom, Wechsel. (Lotterie-Casino-Jojo.)

29.25.
Man vertraut sein Geld, das übrigens kein Geld ist, Institutionen an, die man „Wanken“ nennt.

29.26.
Das Geld-Nichtgeld, das man verdient, indem man arbeitet.

29.27.
Der arbeitende Mensh produziert. Das Geld arbeitet auch, aber anders. Das Geld arbeitet in den Wanken, aber produziert nichts.

29.28.
Das Geld steigt, das Meer vermehrt sich.

29.29.
Wenn der Meeresspiegel steigt, gewinnen alle, die Kleinen, ein bisschen, die Grossen, dicke.

29.30.
Wenn der Meeresspiegel sinkt, verlieren die Kleinen ein bisschen, also alles, und die Grossen auch ganz schön, also ziemlich wenig.
Die großen großen Grossen gewinnen in jedem Fall, siehe „Eingeweihte“.

29.31.
Während der Einweihung, erhalten einige die Befähigung, wechselnde Tendenzen ein wenig früher zu erkennen, als die anderen. (Eingeweihte ersten Grades).

29.32.
Die Eingeweihten erkennen sich untereinander, aber die anderen erkennen sie nicht. Sie geben sich mit einer wagen Ahnung zufrieden.

29.33.
Sie zweifeln, und sie bezweifeln. Die Erkenntnis der Realität aber würde zu echten Zweifeln führen. Zweifellos zweifeln sie.

29.34.
Um die Erkenntnis zu verhindern, bitten die Eingeweihten um Vertrauen (ab sofort), und proklamieren die „Transparenz“ (für etwas später).

29.35.
Es gibt, es gab einmal, es hat fast die Transparenz gegeben.

29.36.
Die Croupiers stehen aufrecht, die anderen ducken sich (=stehend, aber weiter unter)

29.37.
Die Eingeweihten zweiten Grades, die sogenannten Tendenziösen, bringen sich gegenseitig bei, das Hin – und Herschwenken der Tendenzen zu provozieren, um tanzend zu rotieren.

29.38.
Prinzip: was selten ist, ist teuer. Ich kaufe x Millionen Nullos, die Nullos werden teuer, sehr teuer sogar: ich verkaufe meine Nullos wieder. Und dann das Ganze andersrum. Ich verkaufe x Millionen Nullos, die Nullos werden billig, sehr billig sogar, und ich kaufe die Nullos wieder auf. Und das Ganze beginnt wieder von vorne.

29.39.
Der Markt ist gut gütig.

29.40.
Die großen großen Grossen können sich eben auch Anwalte leisten, Berater betreffs Unterschlagung, Scheinfirmen, paradisische Verlagerungen sowie umfassenden Straferlass.

29.41.
Der allgemeine Straferlass ist eine Sitzung der Generalstraffreiheit. Beim Genralstraferlass hält man sich nicht mit Kleinigkeiten auf, großzügig vergessen die einen die anderen, alle tanzen und singen aufeinander herum, die großen Grossen freuen sich, dass sie ihre großen Löcher in wieder anderen Löchern verscharren können, und die kleinen Gogos freuen sich, wenn sie mal keinen Strafzettel bekommen.

29.42.
Die großen Löcher der Grossen werden in wieder anderen noch größeren Löchern verscharrt, und die kleinen Löcher der Kleinen schlagen Blasen in den Gläsern, man kommuniziert in der reinen löcherigen Freude, Glück pur.

29.43.
Die (großen) Löcher der (großen) Besonderen sind kollektive Löcher. Es ist gut, dass das Nichts allen zugute kommt.

29.44.
Die großen großen Grossen sind auch fett fett fett. Die kleinen Kleinen mager, mager!

29. 45.
Die Kleinen der Grossen sind süß und talentiert. Sie sind so putzig, Putzwerk.

29.46.
Der Kohl ist fett, die Kühe mager und hager. Aber heilig.

29.47.
Kleine… kleine…

29.48.
Wenn die Reichen Milliarden verlieren, ist das nicht so schlimm, es gibt ja andere (Milliarden). Die haben wenigstens Spass am Spiel.

29.49.
Wenn die Armen verlieren, dann ist das auch nicht so schlimm, es gibt ja andere (Arme).

29.50.
Wenn Arme oder Arme, die sich reich dünken, ihre Ersparnisse verlieren, können sie nicht darüber lachen. Sie haben eben keinen Spass am Spiel. Einige meinen sogar, sie hätten es nicht verdient, zu spielen.

29.51.
Vielleicht haben die ihnen nachfolgenden Armen mehr Spass am Spiel, den Geschmack am Risiko, vielleicht kennen sie ja den Aufruf des Arbeiterpräsidenten Dr. Abenteuer?

29.52.
Politik von Angebot (und Nachfrage). Sie wollen zwar nichts, aber ich biete es ihnen an (Produkte). Sie bieten nichts an, aber ich brauche es (Arbeit). Nur zu, keine falsche Bescheidenheit!

29.53.
Herr Angebot und Frau Nachfrage sitzen in einem Boot. Wir wären Ihnen dankbar, die Ruder in die Hand zu nehmen Ciao!

29.54.
Wenn die Wanken, die mit ihrem Geld spielen, gewinnen, streichen sie es ein ; wenn sie zuviel verlieren, melden sie Konkurs an: Pech gehabt. Deswegen sagt man auch sie „wanken“, gehen unter, soll heissen: sie. (Regel Kopf: du verlierst, Zahl: ich gewinne.)

29.55.
Grundregel. Die Gewinne sind privat, die Verluste öffentlich.

29.56.
Ob der Meeresspiegel nun sinkt oder steigt, man bekommt das Meer ratenweise ab.

29.57.
Um das Entstehen eines rationellen (logischem) Systems zu verhindern, werden die Menshen verpflichtet, ihr Geld-Nichtgeld in den Wanken zu deponieren. Siehe auch „Abzocke“, „Abused“, „Abtrotzen“. Danke.

29.58.
Auch Wanken betteln.

29.59.
Spielphasen. Wenn der Meeresspiegel abrupt sinkt, dann nennt man das „Krach“. Man sagt auch Sturm (Marinemetapher) oder „Waldbrand“ (Feuermetapher). Da sind die Milliarden, wird man versichert, „verschluckt“ worden oder „in Rauch aufgegangen“. Feuer - oder Sturm, Hauptsache, man vermittelt einen Eindruck von Wetterbericht.

29.60.
Die Welt ist voll von Gefahren und Naturkatastrophen. Sie müssen lernen, sich gegenseitig zu lieben, aber auch die Gefahr, die Katastrophen, die Welt, die Natur, und Taschen mit Löchern.

29.61.
Metaphern haben einen robusten Rücken.

29.62.
(Mal ehrlich gesagt: die Milliarden sind überhaupt nicht alle in Rauch aufgegangen, sie sind in anderen Hosentaschen gelandet.) Pssst…

29.63.
Wenn eine Firma Verluste einbüsst, sagt man, dass sie bankrott ist, das heisst, sie wankt. Wenn sie groß groß ist, liegt es in ihrem Interesse, dem Staat die Verluste tragen zu lassen, so kann dann jeder mitzahlen, siehe auch „Steuern“, „Sparpolitik“.

29.64.
Dieser finanzielle Beitrag ist einmalige Ausnahme.

29.65.
Klassische Spielphase. Du privatisierst, ich verstaatliche, du privatisierst, ich verstaatliche. Und du privatisierst. Wenn man verstaatlicht, rationalisiert man, jeder legt die Hand an den Geldbeutel für das Gemeingut. Wenn man privatisiert, verkauft man Gemeingut an eine kleine Gruppe: warum bekommt dann nicht jeder etwas ausgezahlt?

29.66.
Fast alle verlieren in allen Fällen: das ist der Wechsel (wirtschaftlich, politisch).

29.67.
Die Wirtschaft ist in keiner Weise wirtschaftlich.

29.68.
Es ist wichtig den Staat zu erhalten, ja sogar die Gemeinden, die Bezirke, die Gemeinschaften, die Provinzen der Welt zu entwickeln. So kann jeder beim Zahlen mitspielen. (Ohne es unbedingt zu merken.)

29.69.
Die Verfassung (des sozialen Körpers) ist einmalig.
Andere Gegenphase des Spiels. Wenn man mehr produziert, als wir brauchen (Überproduktion), warum gibt man es dann nicht denen, die krepieren? Weil ihr Leben keinen Preis hat. Und Preise haben mehr Gewicht als ihr Leben.

29.70.
Ihre Körper sind aber auch so mager!

29.71.
Der Markt ist absolut nicht einheitlich, nur ein bisschen launisch.

29.72.
Eine Überproduktion der besonderen Art. Es gibt aber doch etwas, was die reichen Länder
besonders grosszügig an die armen Länder verteilen: wenn Krieg geführt wird, beschießt man sie wieder und immer wieder mit Bomben und Raketen - sogar ganz und gar kostenlos. In diesen Momenten, stellt man wirtschaftliche Aufschwünge fest. (Unserer Wirtschaft.) Spiel, und Satz.

29.72.1. Diese Überproduktion ist auch eine fantastische Megaproduktion.

29.73.
Der Markt ist absolut nicht gemeinschaftlich, nur eben etwas vulgär.

29.74.
Die Hand des Marktes ist unsichtbar, unzertrennlich und einheitlich. Der Arm des unsichtbaren Körpers des Marktes ist kopflos.

29.75.
Der Körper des Marktes läuft ohne Kopf.

29.76.
Der ungerechte Markt ist notwendig, unzertrennlich, einheitlich.

29.77.
Das ist der Grund, warum der Mensh, in seiner großen Weisheit und nach langem Zögern, absoluter Monarchie, Oligarchie, Lotterie-Casino, Demokratie, Jojo, das einzige Regime, welches Sinn machte, adoptierte: die Plutokratie. Zum einem bedeutet das die Geldherrschaft der Reichsten, zum anderen bedeutet es, das die Regierung von Pluto gestellt wird.

29.77.1.1.
Warum Pluto und nicht Goofy?
Weil Goofy ein Mensh mit einem Hundekopf ist und die menshliche Sprache spricht. Pluto dagegen ist ein Hund der die Sprache der Hunde spricht. So ist das.

29.77.1.1.
Der Mench ist das einzige Tier, dessen Gesellschaftsordung von der Lotterie abhängt. Um ihre Gesellschaft zu organisieren, greifen die Menshen auf die Veranstaltung einer Lotterie zurück. Das ist schön. Das ist Pluto. Danke Pluto.

 

Dokument
Herr Trumpflos hat seine mögliche Fähigkeit sich zu amüsieren verkauft, dann seine Arbeitskraft, seine Arme und seine Denkfähigkeit, und dann seine Zeit; jetzt kauft er die Gedanken der anderen, um seinen Kopf zu füllen, aber irgendwie hat er seinen Kopf verloren, er hat ihn verkauft und verkauft ihn täglich an die Gedanken der anderen.

 

Extracto (espagnol)

1. Cuerpo. Costal, pote, miembros. Agujeros. Consistencia, olores, sabores, colores.

1.1.
El ombre es un animal constituido por un gran costal, al que se le sobrepone una bola, llamada pote. De los ángulos del costal sobresalen protuberancias alargadas, cuatro, que cuelgan generalmente hacia abajo.

1.2.
En el costal está enrollado un tubo, que el ombre utiliza para desperdigar por el mundo diversas materias verbales y fecales.

1.3.
El pote está provisto de agujeros, dispuestos por pares, 2+2+2, más uno = 7.
El agujero solitario se ubica en la parte baja del pote. Se le llama “loca”, o “hueco-del-pote”.

1.4.
Observación.
El costal y el pote pueden no pueden ser separados.

1.5.
Consistencia.
El costal es blando-blando, el pote es duro-duro.

1.6.
El fondo del costal está provisto de un hueco, lo que permite vaciarlo.

1.7.
Las cuatro protuberancias alargadas se prolongan por otras protuberancias alargadas, pero más pequeñas, en número de cinco. Que hacen 20. Veinte.

1.8.
Precisiones consistencia.
El costal es en su mayoría blando, pero duro en ciertas partes. A la inversa el pote es en su mayoría duro, pero blando en algunas partes. Conste.

1.9.
A veces se puede percibir, en la parte baja del costal, un dedo 21, blando-blando-blando, y llamado por esta razón tristuquete (tristouquète)

1.10.
Observación.
A mayor dureza de un pote, mayor dificultad para romperlo.

1.11.
Los agujeros naturales del pote se ubican todos hacia delante, y están dispuestos por pares, 2+2+2, más uno = 7. 2 lados extremos + 2 la los lados del centro + 2 centro-lado a lado, y uno en pleno centro, inferior = loca = hueco-del-pote = 7. Siete.

1.12.
El dedo número 21 puede, bajo ciertas condiciones, ponerse duro-duro-duro. Puede entonces introducirse en distintos orificios, de lo que por otro lado no se priva.

1.13.
Un largo tubo está enrollado en el costal, una de cuyas extremidades se ubica en la parte baja del costal y la otra en la parte baja del pote. Se les llama “hueco-del-costal” y “hueco del pote”.

1.14.
Hueco del pote permite llenar el pote, luego el costal.

1.15.
Consistencia e higrometría.
El cuerpo del ombre es principalmente seco-seco, por lo menos en el exterior. Las regiones más húmedas se concentran en las dos extremidades del tubo.

1.16.
La razón parece ser que están comunicadas con el interior del costal, que, él, es húmedo de cabo a rabo.

1.17.
Regla.
Para observar lo que hay en el interior del pote, es necesario romperlo (duro sobre duro). Para observar lo que hay en el interior del costal, es necesario perforarlo, y/o cortarlo (duro sobre blando).

1.18.
Además del tubo, el costal blando-blando contiene un cierto número de costales otros, bañados en cinco litros y medio de un líquido rojo sangre, al que se puede ver derramarse cuando se perfora el costal.

1.19.
El instrumento más apropiado para la abertura del pote es un artillo. El instrumento más apropiado para la abertura del costal es un uchillo. Esto es un consejo.

1.20.
La bola número 1, o pote, contiene diferentes materias blandas, grises, blancas y rosadas.

1.21.
De los sabores y de los olores.
Los olores se concentran:

1.21.1.
en las intersecciones de las protuberancias alargadas y del costal.

1.21.2.
en los huecos.
1.22.
Precisión olores.
Los tres huecos del pote dispuestos por pares no huelen a nada. Los huecos individuales apestan todos. (cada uno a su manera).
1.23.
Precisiones-precisiones olores huecos únicos.
1.23.1.
La región hueco-del-costal produce mal olor. Sin embargo aquel que lo lleva parece no percibirlo, y parece incluso disfrutarlo. (Paradoja llamada “del odorífero”: el suyo propio lo transporta, el de los otros le repugna.)
1.23.2.

Explicación.
Así como el ombre no puede verse, tampoco puede olerse.

1.23.3.
Objeción. ¿Si no huele, porque entonces se deleitaría?

1.23.4.
Respuesta. No es entonces sin duda su olor lo que disfruta, sino el efecto que le ve producir en otro. (Así como los niños adoran hacer escapar al vuelo a las palomas.)

1.24.
De los huecos.
Los tres huecos dobles del pote sirven para sentir 1/ (centro-lado a lado): los olores, 2/ (a los lados del centro): las imágenes, 3/ (lados extremos): los sonidos.

1.25.
Todos los huecos tienen sabor. Los tres huecos-dobles tienen así un sabor 1/ hueco- del aire: dulce, 2/ hueco de las imágenes: salado, 3/ hueco-del-sonido: amargo.
Los olores son dulces, las imágenes son saladas, los sonidos – y en particular las palabras- son amargas.

1.26.
Los huecos únicos sirven para sentir 1/hueco-del-pote: los sabores, 2/ hueco-del-costal: los pensamientos (ver 5.26.).

1.26.1.
3/ hueco-del-hueco: los sentimientos.

1.27
Cuando se aplica el gusto a algo que no nos viene bien, se experimenta asco.

1.28.
El asco es un arrepentimiento inmediato de haber degustado. Se expresa por un retroceso de todo lo que puede retroceder en el cuerpo.

1.29.
De los huecos y de los colores.
Los huecos no tienen color.

1.30.
Se puede en compensación observar colores en las materias contenidas en los huecos.

1.31.
La envoltura del ombre es negra, bistre, beige, incluso blanca, según la variedad. Todos los interiores tienden al rosado.

1.32.
Crecen plantas sobre el cuerpo del ombre: en la parte alta del pote, a veces en la parte baja del pote, encima de los ojos, en las intersecciones de las protuberancias alargadas y del costal.

1.33.
Observación final acerca de los orificios y de sus olores.
Existe todavía, en el centro del ombre (y en el centro del costal), un hueco que tuvo que ser taponeado, léase “Nacimiento”. Esto no es un hueco. Es por ello que no siente nada ni huele a nada.

1.34.
El nombligo es el hueco-cero del cuerpo.

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L'impartial - Suisse

" Une critique de notre société (...). Une vue surplombante à la fois tragique et comique ". Ana CARDOSO

éditions Verticales - 2008
Prix des découvreurs 2010